Oui, je pourrais écrire.
Je pourrais commenter les images et les vidéos qui circulent depuis quelques jours.
Des policiers frappés.
Des bâtiments incendiés.
Des véhicules détruits.
Des pompiers pris pour cible.
Je pourrais donner mon avis sur tout cela… sur cette jeunesse, sur ceux qui l’accompagnent, l’encouragent, la récupèrent ou prétendent parler en son nom.
Les mêmes qui osent prétendre « œuvrer pour la France ».
Je pourrais.
Mais je ne le ferai pas.
En tout cas, pas plus que cela.
J’ai déjà beaucoup écrit ici, par le passé, sur ce que certaines images de notre société m’inspiraient.
Certains s’en souviendront peut-être.
En juin et juillet 2023, trois textes notamment avaient accompagné une période qui, déjà, m’avait beaucoup fait réagir :
« L’insouciance de l’enfance »
Ils ont un peu plus de trois ans.
Le temps passe, mais rien ne se passe.
Rien n’évolue.
« On » continue de tirer notre beau pays vers le bas.
Toujours plus bas.
Alors finalement, à quoi bon recommencer ?
À quoi bon reprendre les mêmes images, les mêmes indignations, les mêmes questions… pour probablement écrire, des années plus tard, quelque chose qui ressemblerait étrangement à ce que j’écrivais déjà ?
Ceux qui me suivent depuis longtemps pourront relire ces anciens textes… et constater éventuellement qu’ils n’ont pas tellement vieilli.
Aujourd’hui, donner son avis est devenu un exercice étrange.
On ne discute plus vraiment.
On vous classe.
On vous étiquette.
On choisit votre camp à votre place.
Quelques mots suffisent parfois pour que l’on décide de ce que vous pensez de tout le reste.
Alors cette fois…
Je vais faire l’autruche.
Je vais regarder tout cela de loin, mettre la tête dans le sable et ne rien ajouter.
Enfin presque…
Parce que parfois, ne rien dire en dit déjà beaucoup.
💁🏻♂️
Plume Noire — Un soir, une nuit, quand le chaos est plus qu’un écho.

Autruche zébrée de sexe masculin. Né un dimanche de Pâques, avec le retour des cloches. Parfois amusé, parfois agacé, j’observe le quotidien avec curiosité et un esprit divergent. J’exprime ce que je vois, ce que je ressens… sans prétendre détenir la vérité, mais sans renoncer à dire la mienne.